Bref, je suis allée au Salon du Livre

Publié le 24 Mars 2013

On ne sait jamais exactement pourquoi on y va mais pourtant pour pas mal de gens sans être forcément abonné à Lire Magazine ou pointu sur la poésie arménienne de la seconde moitié du XIXème siècle ou tout autre sujet du même genre qui caractérise le pro de la culture G c'est une habitude, un petit rituel. Parce qu'au fond, pourquoi aller au Salon du livre ? Où diable est l'intérêt d'errer dans un hangar plein à craquer de monde et rempli de bouquins pendant des heures ?

Cette année et une fois pour toute, j'ai décidé d'élucider ce mystère et donc comme tous les ans me voilà dans un wagon de la ligne 12 bondé direction Porte de Versailles. A l'entrée la cohue habituelle, tout le monde se bouscule, on essaie de gruger comme on peut et il faut apparemment être bac+10 pour comprendre le fonctionnement de la billeterie.

Enfin on entre et là en déambulant sans but précis au milieu des rayons entre des apparitions toutes plus sidérantes les unes que les autres (entre autres La schtroumpfette ou un droîde Star Wars pour ce cru 2013), la magie agit. Il y a les habitués, Amélie Nothomb, chapeau caractéristique qui embrasse tous ces fans sur les deux joues comme des amis et écoute pendant 1/4 d'heure leurs anecdotes: touchant, Nelson Monfort qui signe une méthode d'anglais (véridique), David Foenkinos avec ses grandes lunettes qui fait face à une queue de plusieurs km de lecteurs, Marc Lévy: automatique ou Amanda Sthers qui se fait arrêter toutes les 2 secondes pour une photo et qui ne sait pas dire non donc qui y passe l'après-midi. Il y a les thèmes: la Roumanie ou comment un vénérable auteur du pays ne sait pas s'arrêter pour laisser sa traductrice faire son job donc part pour un monologue de 30 min dans sa langue natale faisant fuir les participants de la Table ronde et Barcelone. Certains moments sont des purs instants d'émotion: le perfectionnisme des auteurs pour enfants ou des illustrateurs comme Soledad Bravi qui fait carrément une dédicace personnalisée à chaque fan et pour la touche finale, dégaine même sa boîte de peinture ou le fragment préféré de cette journée: une jeune femme fan de Carlos Ruiz Zafon (invité spécial de Barcelone) qui après la dédicace de son auteur s'en va en courant, tellement émue qu'on dirait une midinette qui a rencontré Justin Bieber, larmes aux yeus et serrant son butin contre son coeur <3. En sortant, le clou du spectacle, côte à côte ou presque, François Bayrou et Henri Guaino dédicacent leurs bouquins et parlent aux lecteurs sous la caméra amusée du Petit Journal qui n'en perd pas une miette.

Me voilà enfin presque sortie quand j'avise les stands de livres numériques qui peinent à attirer le passant, une chose est sûre même pour moi enfant de la génération internet: Fontaine, je ne boirai pas ton eau !

Bref, je suis allée au Salon du Livre

Publié dans #Paris Je t'aime !, #Humeur

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

the clothes paper 24/03/2013 21:15

Moi aussi j'aime trop les vrais livres pour passer au numérique^^